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IA générative : comprendre, se protéger, et en tirer du concret au quotidien


Retour sur une conférence animée par Franck Simon (Conseil numérique – CCI Savoie) dans le cadre du Tour de france IA proposé par la CPME de Savoie sur St Jean de Maurienne


Lors de cette conférence, Franck Simon, conseiller numérique à la CCI Savoie, a proposé une mise à niveau claire et pragmatique sur l’intelligence artificielle générative : comment ça marche, ce que ça change (vraiment), où sont les risques… et surtout comment l’utiliser sans se faire piéger, que l’on soit dirigeant, indépendant, ou salarié. Vous retrouverez en fin d'article une synthèse vidéo des points clés de la conférence.



La CCI Savoie : du conseil “premier niveau” pour mieux décider


Avant d’entrer dans le sujet IA, rappel important : la CCI ne se positionne pas comme une agence qui “fait à votre place”, mais comme un appui pour comprendre et choisir.

Les accompagnements évoqués couvrent notamment :


  • cybersécurité (diagnostic, premiers gestes, priorités simples)

  • site web (cadrage, cahier des charges, aide au choix de prestataire)

  • réseaux sociaux (monter en compétence, structurer une démarche)

  • visibilité en ligne (SEO / fonctionnement de Google / publicité)

  • IA générative (prise en main, cas d’usage concrets)


Un point très utile a été souligné : un programme type “Atout Numérique” peut permettre (sous conditions) un accompagnement pris en charge par la Région, avec des demi-journées adaptées aux besoins (site web, réseaux, IA, etc.).


“On a l’impression de parler à un humain”… mais ce n’est pas le cas


Franck a vulgarisé le fonctionnement d’un grand modèle de langage :

  • on lui parle en langage naturel (un prompt)

  • il répond en générant du contenu (texte, parfois images/vidéos selon l’outil)

  • et, derrière, il faut imaginer un “texte à trous” géant : le modèle prédit le mot (ou token) le plus probable en fonction du contexte.

L’idée forte : ce n’est pas un “esprit” qui comprend comme un humain. C’est une machine très performante… qui produit du plausible.


Les outils : généralistes vs spécialisés

Panorama cité pendant l’intervention :

  • ChatGPT, Gemini, Mistral, (Claude a aussi été évoqué) : plutôt généralistes

  • Copilot : plus intégré à l’environnement Microsoft (Word, Outlook, OneDrive…)

  • des outils spécialisés (images / création) : Firefly, Midjourney, etc.

Point intéressant discuté : selon les usages, un outil peut être meilleur qu’un autre (qualité de rédaction, français, intégration bureautique, etc.). L’idée n’est pas de “choisir le meilleur” dans l’absolu, mais le plus adapté au besoin.


Les risques : confidentialité, hallucinations, manipulations

La conférence a insisté (et c’est sain) sur le fait que l’IA générative n’est pas une baguette magique.

Confidentialité : attention à ce que vous “donnez”

  • évitez d’y mettre des données clients, des noms, des identifiants, des infos sensibles

  • anonymisez autant que possible

  • gardez en tête : ces acteurs ne sont pas des philanthropes, ils font du business


Hallucinations : l’IA peut affirmer faux avec assurance

Exemple marquant : même une multiplication peut être fausse dans certaines versions “dégradées”.Conclusion : on vérifie, on demande des sources, et on garde le contrôle.

Désinformation : “une source fumeuse” peut contaminer la réponse

Franck a expliqué le risque amplifié depuis que les IA vont chercher sur Internet : elles ne savent pas toujours distinguer le fiable du douteux, et peuvent reprendre une info isolée comme si elle était vraie.

Usages malveillants : phishing, faux mails, deepfakes, usurpations

Message clair : les arnaques “grossières” truffées de fautes, c’est de moins en moins la norme. Et les exemples de visios truquées ou de voix clonées montrent que la vigilance doit monter d’un cran : vérification par canal sûr, rappel, double validation, etc.


Les “bonnes pratiques” recommandées

Plusieurs réflexes simples ont été proposés :

  • désactiver l’entraînement sur vos données quand l’option existe

  • mettre en place une charte / règles internes (encadrer plutôt qu’interdire)

  • sécuriser les accès (au minimum : double authentification)

  • limiter les connecteurs si vous n’êtes pas à l’aise avec l’ouverture des vannes (mail, drive, agenda)


Les évolutions qui arrivent très vite : agents, connecteurs, édition d’images

Deux évolutions ont été présentées comme un vrai changement de palier :

L’IA “agentique”

Des modes “agent” capables d’ouvrir un navigateur, chercher, comparer, compiler… pour faire une mini-étude ou une veille à votre place. Prometteur, mais à surveiller (qualité des sources, erreurs, risques).

L’édition d’images (très simple)

Démonstration : supprimer un arrière-plan, changer un décor, modifier une tenue… en quelques consignes. Implication directe : utile pour des visuels simples (fiches produits, illustration marketing), mais aussi un risque évident de manipulation si on ne garde pas d’esprit critique.


Visibilité en ligne : Google devient un “moteur de réponse”

Une partie très intéressante a porté sur l’impact SEO :

  • la recherche bascule vers des requêtes en langage naturel

  • Google intègre de plus en plus de réponses IA directement dans la page de résultats

  • conséquence potentielle : moins de clics vers les sites, surtout pour les recherches “informationnelles”

D’où l’idée de réfléchir aussi à une optimisation “pour les IA” (souvent appelée GEO / AEO selon les approches) : contenus utiles, FAQ, intentions de recherche, informations structurées, fiche établissement à jour, etc.


Les cas d’usage concrets montrés (ce que les gens utilisent vraiment)

La conférence a volontairement mis l’accent sur des usages “rentables” :

  • sortir de la page blanche (idées, plans, structure)

  • rédiger / réécrire (mail, article, ton plus pro, simplification)

  • résumer un PDF (bulletin municipal, gros documents)

  • créer une procédure interne (objectif, périmètre, rôles, étapes, modèles de messages…)

  • structurer une stratégie de contenu (idées d’articles → plan → rédaction)

Méthode simple donnée pour mieux prompter : Rôle / Contexte / Tâche (RCT)Et une astuce utile :

“Avant de répondre, pose moi les questions nécessaires pour produire la meilleure réponse.” Ça évite de relancer dix fois et améliore nettement la qualité du résultat.

Conclusion : un outil puissant… à condition de rester pilote

Le fil rouge de la conférence est resté constant : l’IA générative peut faire gagner un temps énorme sur la structuration, la rédaction, la synthèse et l’organisation. Mais elle impose une posture : vigilance, contrôle, protection des données, et vérification des sources.

Si on résume en une phrase : Oui, l’IA peut vous faire gagner du temps. Non, elle ne doit jamais décider à votre place.



Retrouver en synthèse la conférence générée par Notebook LM version vidéo


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